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30. avr., 2015
  • En cotisant au RREGOP un employé des secteurs public et parapublic est assuré de perdre son pouvoir d'achat lors de la prise de sa retraite. Cela veut dire un appauvrissement systématique, continu et progressif.

Tout comme beaucoup de retraités d'aujourd'hui l’ont été dans le passé, les employés actifs sont peu préoccupés par leur fonds de retraite. Ces derniers font aveuglement confiance à leurs chefs syndicaux. « On verra cela le moment voulu » se disent-ils.
Rappelons-nous que, lors de la création du RREGOP en 1973, les représentants syndicaux recommandaient aux cotisants du RRE et du RRF d'adhérer massivement au RREGOP. La très grande majorité a endossé aveuglément cette recommandation, pourtant dans de nombreux cas ce transfert s'est avéré très négatif. Les avantages du RRE et du RRF étaient nettement supérieurs à ceux du RREGOP. La surprise a été de taille à la prise de la retraite, mais il était hélas trop tard.
L'employé cotisant aujourd'hui à son fonds de retraite paie pour sa retraite de demain, tout comme le retraité actuel a cotisé dans le passé pour sa retraite d'aujourd'hui. Ces cotisations sont communément appelées salaire différé. Il est donc faux de prétendre que les employés actifs payent les rentes de retraite des retraités d'aujourd'hui.


Constitution d'un fonds de retraite
Selon la firme Russell Investments un fonds de retraite se constitue de la
façon suivante:


• 10 % proviennent des cotisations versées au fonds de retraite durant la période précédant la retraite,
• 30 % proviennent des rendements et de la plus-value du fonds avant la retraite,
• 60 % proviennent des rendements et de la plus-value du fonds durant la retraite.

Le point de départ: les cotisations


Tout comme dans un REER les cotisations sont le point de départ pour s'assurer une retraite convenable. Encore faut-il cotiser régulièrement et pleinement ! C’est essentiel.
Depuis l'an 2000, on constate que de négociations en négociations des baisses de cotisation sont troquées contre des (prétendues) augmentations de salaire. Comment peut-on anticiper des rendements et une plus-value si on ne cotise pas selon les constats tels qu'énoncés par la firme Russell. Les représentants syndicaux espèrent-ils ainsi que les actifs de demain paieront effectivement les rentes de retraite des non-cotisants d'aujourd'hui?
Cette vision à court terme des représentants du front commun dans les présentes négociations pourrait-elle être qualifiée «d'art de se tirer dans le pied»?


Qu'on se le dise, le RREGOP dans sa forme actuelle, conduit inévitablement à:


• une perte du pouvoir d'achat des retraités actuels et futurs,
• un appauvrissement continu et systématique des cotisants d'aujourd'hui lors de leur prise de retraite,
• un appauvrissement garanti et progressif.

La réalité c'est cela.

Gaétan Morneau, retraité

 

20. avr., 2015

Je crois qu’il ne faudrait pas tomber dans le piège du gouvernement. Si on en croit Mme Couillard[1], M. Coiteux[2] est un homme de chiffres et ne versera pas une larme pour les gras durs démunis faisant partie d’un régime de retraite considéré généreux.

Le seul fait à considérer pour l’ADR[3] est la valeur des cotisations versées alors que le retraité était actif pendant un minimum de 10 ans et un maximum de 35 ans. Notre régime de retraite est présumément un régime d’investissements et non une organisation de Bien être social (BS). L'excédant relève du RRQ[4] auquel tout employé doit cotiser. La rente versée par le RRQ  sera proportionnelle à la valeur des cotisations perçues par le RRQ.

Quant à l’ADR notre but ultime est de retrouver les sommes promises pour notre rente de retraite mais confisquées par le gouvernement (Tous partis politiques confondus). Le gestionnaire du fonds ( Le Gouvernement) ayant démontré son incapacité  à gérer notre fonds de retraite a la mauvaise habitude de piger dans le fonds comme si c’était son argent de poche. Ce que  nous demandons c'est une représentation adéquate proportionnelle aux avoirs des retraités dans leur fonds. De ce fait cela exclut et les syndicats et les représentants du gestionnaire à la CDP[5] et à la CARRA[6].

 

Michel J. Gareau

Boucherville

 



[1] Aline Couillard : Présidente de l'ADR (voir note 3)

[2] Martin Coiteux : Président du Conseil du trésor et Ministre responsable de l'Administration gouvernementale et de la Révision permanente des programmes

[3] ADR: Association démocratique des retraités

[4] RRQ : Régime des rentes du Québec

[5] CDP: Caisse de dépôt et placement du Québec

[6] CARRA: Commission administrative des régimes de retraite et d'assurances

 

13. avr., 2015

Ce départ massif est prévisible puisque depuis 30 ans les infirmières sont les mal-aimées du système de santé. Elles sont pourtant essentielles à son bon fonctionnement.

Les modifications proposées aux régimes de retraite sont probablement et sûrement la goutte qui a fait déborder le vase. Le RREGOP dans sa forme actuelle conduit inévitablement à l'appauvrissement systématique de ces futures retraitées.

Les années travaillées et obligatoirement cotisées entre 1982 et 2000 sont à indexation nulle, et les années de 2000 et plus sont indexées à 50% de l'IPC. Une situation qui ne peut que conduire à une perte du pouvoir d'achat dès la prise de retraite.

Pourquoi alors travailler deux ans de plus? Et pourquoi ce calcul très pénalisant, basé sur les 8 années au lieu de cinq meilleures années?

À force d'étirer un élastique ce dernier vient à casser! Faut-il s'en surprendre ?

Gaétan Morneau, retraité

13 avril 2015