Les failles de la démocratie


Les failles de la démocratie

La démocratie est définie comme une forme de gouvernement dans laquelle la souveraineté appartient au peuple. Qu’en est-il dans la réalité ?

Le lendemain des élections où le vote majoritaire a élu des politiciens, que reste-t-il de l’autorité du peuple ? Les élus ne sont-ils par plutôt investis du droit d’imposer leurs valeurs à tous et à chacun ?

Regardons de plus près la démocratie représentative. Cette forme de démocratie implique le fait de confier son droit de vote à des représentants.

Premier temps, la haute direction d’une organisation trie les propositions, détermine les règles de fonctionnement, choisit la présidence d’assemblée. Le tout est soumis à l’approbation des participants. La démarche est sans reproche.

Deuxième temps, le rôle des participants s’exerce. Qui sont ces participants ? Ils se classent en trois catégories : les gens imbus d’arguments et connaisseurs des procédures d’assemblée, les néophytes en matière de règles de fonctionnement et ceux qui, pour ne pas déplaire, votent en leur nom, faisant fi de la volonté des personnes qu’ils représentent.

Albert Jacquard, chercheur et essayiste français, dit : « le système ne choisit pas les meilleurs, il choisit les plus conformes, c’est dangereux » .

Troisième temps, le débat. Soulever des questions sur les propositions, c’est s’attirer le qualificatif de négatif, terme poli pour remplacer fasciste. Le vote scelle les échanges, l’utilisation de règles passe-partout, telle que le dépôt,  aidant au besoin.

Résultat : La démocratie représentative, par ses failles, sert mal à deux niveaux : la direction de l’organisation et les membres de la base. Les dirigeants sont investis d’orientations qui parfois ne sont  pas celles réclamées par les membres de sa base. Ces derniers ne voyant pas leurs attentes prises en compte, se désintéressent de l’organisation.

 Voilà un processus démocratique détourné de la démocratie.

 Aline Couillard, retraitée

15 juillet 2017