LE SORT DES RETRAITÉS-ES DE L’ÉTAT

Partie 1

L’INJUSTICE NE SE NÉGOCIE PAS

Permission

Le gouvernement devrait demander aux syndicats s’ils acceptent qu’il mette fin à une injustice commise et entretenue par ses prédécesseurs, envers les retraités-es de l’État ? Vraiment ?

L’injustice

Désindexer leur rente de retraite à l’IPC – 3%, sans aucun motif valable.

La généalogie de l’injustice

-          Le Parti Québécois (PQ) a décrété cette injuste désindexation en 1982. Son motif n’était sûrement pas d’ordre économique, puisque le taux de rendement était le double de celui de l’inflation. Le fonds gonflait au lieu de rapetisser.

-          Le Parti Libéral du Québec (PLQ) s’était engagé à réindexer les rentes de ces retraités-es lorsqu’il y aurait un surplus dans le fonds. Le temps venu, il a sombré dans le confort de l’indifférence et n’a rien fait pour les retraités-es.

-          Le Parti Québécois (PQ) est revenu au pouvoir, mais il a souffert d’oubli volontaire.

Le gouvernement de la CAQ

Le gouvernement de la Coalition Avenir Québec (CAQ) semble se retrancher derrière un alibi  recyclé qui avance que les conditions de la retraite sont objet de négociations. Est-ce une fausse impression ?

A-t-il oublié – je serais fort surprise – que la désindexation de la rente de retraite n’a pas été négociée, mais imposée par décret ?

Pouvoir abusif

Le gouvernement auteur de cette désindexation avait-il le droit d’agir seul pour condamner les retraités-es de l’État à s’appauvrir progressivement le reste de leurs jours ?

La CAQ a hérité de ce dossier pernicieux. J’attends sa réponse.

 

Aline Couillard, retraitée du secteur de l’éducation

 

À suivre, partie 2 : Les retraités et le coût de la vie