Le gouvernement fiduciaire

L’indexation, partie 7

Le Gouvernement, ce fiduciaire des avoirs des retraités de l’État, doit agir

Un héritier qui accepte une succession prend à sa charge l’actif, mais aussi le passif du testateur.

Il en est de même pour un gouvernement élu. Il prend à son compte les dossiers florissants et populaires, mais également les affaires négligées, en attente, à redresser, laissées derrière lui par le gouvernement sortant. Devrions-nous plutôt dire : « le gouvernement sorti par les mécontents »?

La désindexation partielle des rentes de retraite des retraités de l’État n’a-t-elle pas fait l’objet d’un oubli volontaire des gouvernements du Parti québécois (PQ) et du Parti libéral du Québec (PLQ)? Une attente de correction de plus de 37 ans en est la preuve irréfutable.

Ces gouvernements successifs n’en ont-ils pas payé le prix ? On peut raisonnablement le penser. « Je me souviens » était sur les lèvres de milliers de retraités pendant la dernière période électorale.

Le gouvernement de la CAQ hérite de ce dossier toujours actif, tel un cancer agressif. L’appauvrissement progressif atteint l’autonomie financière des retraités de l’État, sans qu’ils ne l’aient mérité. Outrage et injustice !

Le gouvernement est le fiduciaire des avoirs des retraités de l’État. Nous, les fiduciants, lui avons confié notre salaire différé.

Le gouvernement sait qu’un salaire n’a pas à régresser.

Le gouvernement sait que les fonds du RREGOP et du FARR cumulent des sommes importantes, grâce en partie à cette désindexation.

Le gouvernement reconnaît qu’il y a eu injustice et qu’elle perdure.

Le gouvernement connaît le tort causé aux retraités pour les années travaillées et cotisées de 1982 è 1999.

C’est un gouvernement qui a procédé par décret pour créer l’appauvrissement des retraités de l’État.

C’est le gouvernement élu qui doit avoir le courage de lever ce décret.

La justice n’a pas de date de péremption.

 

Aline Couillard

Retraitée du secteur de l’éducation

 

 

Les attentes des retraités de la base

(à suivre, partie 8)